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Scandale de Haute trahison en Algérie : Farid Bencheikh balance Boualem Boualem !

ALGERIE : CHRONIQUE D’UNE TRAHISON AU SOMMET DE L’ÉTAT

 

C’est un séisme d’une magnitude sans précédent qui fait trembler les fondations mêmes de la République algérienne. Entre espionnage au profit d’une puissance étrangère, complots de palais et guerres de clans fratricides, les révélations explosives issues du tribunal militaire de Blida mettent à nu les liaisons dangereuses entre l’ancien patron de la police, Farid Bencheikh, et le puissant ex-directeur de cabinet de la présidence, Boualem Boualem. Enquête exclusive au cœur d’un scandale d’État que le pouvoir a tenté, en vain, d’étouffer sous une chape de plomb.

Chapitre I : Le procès fantôme de Blida et le mur du silence

Former Algerian prime ministers receive new jail terms for graft | | AW

Il est des matins où l’histoire d’un pays bascule dans l’ombre, loin des regards et des caméras. Au tribunal militaire de Blida, l’atmosphère est habituellement lourde, empreinte d’une solennité de plomb. Mais ce jour-là, la tension est palpable, presque électrique. Un procès hautement stratégique doit s’y tenir. Dans le box des accusés, un homme dont le simple nom faisait trembler les commissariats et les salons feutrés d’Alger : Farid Zineddine Bencheikh, l’ancien tout-puissant chef de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN).

À ses côtés, une brochette de complices présumés : un ancien commissaire principal qui dirigeait le Service central de lutte contre le crime organisé de Saoula, un haut responsable de la communication de la police, des officiers supérieurs du renseignement extérieur, ainsi qu’un influenceur et lobbyiste de renom, figure de proue d’un courant nationaliste conservateur.

Les chefs d’inculpation font froid dans le dos et rappellent les heures les plus sombres des romans d’espionnage de la guerre froide : haute trahison, intelligence avec une puissance étrangère, complot contre l’autorité de l’État, fuite de documents classés secret-défense, et tentative de déstabilisation de l’état-major de l’Armée Nationale Populaire (ANP) et des services secrets algériens.

Pourtant, dans les médias officiels, c’est le néant. Un black-out total. Aucune ligne, aucune image, aucune dépêche. Soumise à une autocensure brutale, la presse nationale feint l’ignorance. C’est le secret d’État par excellence. Mais le scénario méticuleusement préparé par les juges militaires déraille avant même midi. Contre toute attente, le procès est renvoyé à une date ultérieure indéterminée. Que s’est-il passé dans le secret des délibérations pour qu’une affaire d’une telle gravité soit ainsi gelée ? La réponse se trouve au sommet de l’appareil d’État, là où les lignes de téléphone rouge ont surchauffé.

Chapitre II : Les liaisons dangereuses et l’ombre de Paris

 

Pour comprendre l’ampleur de ce séisme, il faut plonger dans les méandres d’une enquête tentaculaire. La justice militaire a fini par confirmer ce que les observateurs les plus avertis redoutaient : Farid Bencheikh entretenait des relations plus que suspectes avec les services de sécurité extérieurs, et plus particulièrement avec la France. L’instruction fait état de contacts directs, confidentiels et réguliers entre l’ancien patron de la police algérienne et un chargé de sécurité de l’ambassade de France à Alger, ainsi qu’avec un ancien ambassadeur de France en poste dans la capitale.

Des documents hautement confidentiels, touchant à la sécurité nationale et à la stratégie militaire du pays, auraient été transmis à Paris. C’est une première dans l’histoire politique contemporaine de l’Algérie : un homme qui siégeait au Haut Conseil de Sécurité, l’organe suprême où se décident les orientations géopolitiques et militaires du pays, se retrouve accusé d’être une taupe, un agent d’influence à la solde d’une puissance étrangère.

Mais la trahison de Bencheikh ne s’arrêtait pas aux frontières. En interne, il avait activé une véritable machine de guerre médiatique et cybernétique pour détruire ses rivaux. En utilisant des intermédiaires et en alimentant des cyberactivistes subversifs basés à l’étranger, l’ancien chef de la police orchestrait des campagnes de diffamation d’une violence inouïe contre les patrons des services secrets algériens, notamment la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DDSE), alors dirigée par son rival direct, le général Djabar. Une guerre des clans à ciel ouvert, financée et alimentée par des secrets d’État.

Chapitre III : Le fusible Hamouche et le bras de fer Présidence-Armée

 

Pourquoi le procès de Blida a-t-il été reporté en catastrophe ? Les investigations révèlent que la présidence de la République a exercé des pressions d’une intensité rare sur le tribunal militaire. À la manœuvre, on retrouve le cabinet présidentiel, et plus précisément un homme de l’ombre : Mohamed Hamouche, alors conseiller en charge des affaires juridiques et judiciaires.

Magistrat de carrière, ancien inspecteur général du ministère de la Justice, Hamouche n’est pas n’importe qui. Il est le protégé, le bras droit et le pion d’un des hommes les plus puissants du régime : Boualem Boualem, directeur de cabinet du président de la République. Selon des sources judiciaires concordantes, Hamouche appelait régulièrement les magistrats de Blida, parlant indûment au nom du chef de l’État, pour exiger une accélération de l’instruction et, surtout, la remise en liberté pure et simple de Farid Bencheikh.

Mais cette ingérence grossière a heurté un mur d’acier : celui de l’état-major de l’armée, mené par le général de corps d’armée Saïd Chengriha, et les services de sécurité. Pour l’armée, hors de question de libérer un homme considéré comme un traître à la nation. Les dossiers accumulés par le renseignement militaire contre Bencheikh sont trop accablants. Face à cette tentative de sauvetage forcé, le haut commandement militaire tape du poing sur la table et convoque le président pour lui signifier la gravité de la situation : son propre cabinet est en train de saboter une affaire de haute trahison.

La sanction ne se fait pas attendre. Pour se protéger et désamorcer la colère des généraux, le pouvoir sacrifie les fusibles. Mohamed Hamouche est brutalement limogé par décret présidentiel. Mais le véritable séisme est ailleurs : ce scandale précipite la chute de Boualem Boualem lui-même, écarté du pouvoir et poussé vers une disgrâce qui ne dit pas son nom.

Chapitre IV : Boualem Boualem, le “monstre” aux super-pouvoirs déchus

 

Pendant des années, Boualem Boualem a été l’éminence grise du régime, l’homme par qui tout passait. Cumulant les fonctions de directeur de cabinet et de conseiller juridique, il avait vu ses prérogatives élargies de manière démesurée. Il était devenu l’interlocuteur unique des services de sécurité et le grand maître des “enquêtes d’habilitation”.

En Algérie, ces enquêtes sont cruciales : elles fouillent le passé, la vie privée et les finances de chaque personnalité, ministre, général ou PDG d’entreprise publique avant sa nomination. En contrôlant ce mécanisme, Boualem Boualem avait le droit de vie ou de mort politique sur l’ensemble des cadres dirigeants du pays. Il était devenu un véritable monstre bureaucratique, accumulant des super-pouvoirs qui commençaient à inquiéter sérieusement l’institution militaire.

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Pour alléger sa charge et verrouiller le système, il avait placé son ami et protégé, Mohamed Hamouche, à la tête des affaires judiciaires. Ensemble, ils formaient un duo inséparable. Mais pourquoi Boualem Boualem a-t-il pris autant de risques pour tenter de sauver Farid Bencheikh ? Pourquoi engager sa propre tête dans un dossier aussi brûlant ?

La réponse est mathématique : la condamnation définitive de Bencheikh scellerait inévitablement sa propre perte. Lors de ses interrogatoires face aux enquêteurs militaires, Farid Bencheikh n’a pas gardé le silence. Il a parlé. Il a lâché des noms. Et le nom qui revient en boucle dans les procès-verbaux de l’instruction est celui de Boualem Boualem. “J’ai appliqué des instructions”, a répété l’ancien patron de la police pour justifier ses manœuvres.

Chapitre V : Le plan secret de dissolution du renseignement militaire

 

Les révélations issues de l’instruction militaire décrivent un plan machiavélique qui visait à modifier en profondeur l’architecture sécuritaire de l’Algérie. Bencheikh et Boualem Boualem ne se contentaient pas d’échanger des faveurs ; ils avaient une feuille de route politique claire et terrifiante pour l’armée.

Leur objectif final était d’affaiblir l’appareil militaire et de concentrer tous les pouvoirs policiers et de renseignement entre les mains du clan présidentiel. Pour ce faire, Boualem Boualem tentait de convaincre le chef de l’État de signer un projet révolutionnaire : dissoudre la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) pour l’arracher au contrôle du ministère de la Défense Nationale et de l’institution militaire.

Ce projet prévoyait de fusionner le renseignement intérieur avec les Renseignements Généraux et la DGSN pour créer une toute nouvelle superstructure de sécurité nationale, une sorte de super-ministère de l’Intérieur et du Renseignement. Et qui devait diriger ce monstre du renseignement civil ? Farid Zineddine Bencheikh.

C’est cette ambition démesurée, cette tentative de coup de force institutionnel pour désarmer l’armée de ses outils de renseignement qui a scellé leur destin. La guerre médiatique lancée contre les généraux, les fuites de documents vers l’étranger et les campagnes de dénigrement n’étaient que la face visible d’un complot visant à décapiter le haut commandement militaire.

Épilogue : L’heure des comptes a sonné

 

Aujourd’hui, l’Algérie retient son souffle. Boualem Boualem, dépouillé de ses fonctions officielles de directeur de cabinet, a perdu son immunité de fait. Officiellement retiré pour des raisons de santé, il entame une traversée du désert qui s’annonce longue et périlleuse. Au sein du pouvoir algérien, certains veulent croire à un retour possible de cet homme imprévisible, mais la violence de sa disgrâce rend toute réhabilitation hautement improbable.

La justice militaire a désormais les mains libres. L’obstacle politique ayant été levé par le limogeage des protecteurs de l’ombre, le procès de Farid Bencheikh et de ses complices devra se tenir. Et cette fois, il sera difficile d’éviter la convocation et l’audition de Boualem Boualem lui-même pour s’expliquer sur son rôle de parrain politique.

Ce scandale d’État met en lumière la fragilité extrême d’un système politique miné par les rivalités de clans, où la sécurité nationale a été instrumentalisée à des fins de pouvoir personnel. Alors que le pays fait face à des défis géopolitiques majeurs à ses frontières, cette affaire de haute trahison au cœur de la police et de la présidence sonne comme un avertissement tragique : les pires menaces viennent parfois de l’intérieur. Le procès à venir de Blida ne sera pas seulement celui d’un homme ou d’une clique, mais celui d’une certaine manière de gouverner l’Algérie par le complot et l’ombre. La vérité, bien que douloureuse, est en train d’éclater, et rien ne semble plus pouvoir l’arrêter.

 

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